Important : Que votre vécu soit diagnostiqué comme relevant de la psychose ou que vous soyez en quête d'orientation avant un diagnostic médical ne change rien à la légitimité d'entamer une psychothérapie. 

La psychose : c'est-à-dire ?

Avant de rencontrer un spécialiste en santé mentale, la personne dite psychotique peut déjà percevoir qu'elle est singulièrement à l'écart du monde. Souvent troublée par des pensées qu'elle juge en décalage par rapport à la norme, ses inquiétudes existentielles lui paraissent lointaines de celles de ses proches. Parfois, à l'inverse, c'est son entourage qui se plaint de ses "bizarreries" et exige qu'elle "s'adapte" ou "change". 

Le spectre de la psychose compte un grand nombre de symptômes. Se retrouvent dans les différents diagnostics des phénomènes connus : des croyances catégorisées atypiques ou étranges, des moments brefs ou prolongés d'hallucinations, des convictions délirantes...

Cependant, les vécus de psychose ne se résument généralement pas (voire jamais dans certains cas) à ces manifestations "spectaculaires". Ils prennent régulièrement la forme de symptômes plus discrets mais pas moins complexes à gérer pour la personne. Par exemple, il se peut qu'elle soit tout-à-fait repliée sur elle-même pendant des périodes plus ou moins longues, qu'elle entretienne un lien spécial à son propre corps, qu'elle vive des moments d'angoisse intense à cause d'impression inexpliquée de menace sur son identité, que ces moments d'angoisse s'accompagnent de distorsions émotionnelles déroutantes, qu'elle vacille entre des périodes de grande exaltation puis de grande détresse morale...

Dans ces derniers cas, c'est au cours d'une aggravation des symptômes que l'hypothèse diagnostique d'une psychose sous-jacente se dessine.

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Quels diagnostics relèvent de la psychose ?

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Bien qu'il ne soit pas nécessaire d'être en possession d'un diagnostic pour sentir qu'on fonctionne en décalage par rapport aux autres et qu'on vit des moments de détresse "hors-norme", l'étape d'être diagnostiqué(e) peut constituer le début ou le cours d'une prise en charge psychiatrique. 

Le médecin qui pose un diagnostic de psychose se réfère à une classification internationale décrivant l'ensemble des troubles psychiques. En France, c'est usuellement l'ouvrage du DSM-5 qui est utilisé pour déterminer de quelle pathologie relève l'état présenté par un patient.


Le DSM-5 recense les troubles psychotiques suivants : trouble délirant, trouble psychotique bref (ou bouffée délirante aigüe), trouble schizophréniforme, schizophrénie(s), trouble schizo-affectif, catatonie et trouble psychotique induit par une substance ou une affection médicale.

Sont
 également répertoriés par le DSM-5 trois troubles de la personnalité comme proches du fonctionnement psychotique : les personnalités schizoptypique, paranoïaque et schizoïde.

Selon l'école de formation à laquelle appartient le praticien, il peut employer d'autres termes : p
sychose maniaco-dépressive (ou bipolarité), psychose puerpérale, psychose hallucinatoire chronique, paraphrénie, psychose blanche... D'autres diagnostics plus rarement posés encore ont été décrits, tel que, entre autres exemples, les psychoses épisodiques, les psychoses cycloïdes, les paraphrénies affectives, les hébéphrénies autistiques ou les catatonies périodiques

Précision : Le psychologue clinicien est en mesure de proposer une hypothèse diagnostique au patient tandis que le médecin psychiatre est celui qui pose officiellement un diagnostic. 

Psychothérapie de la psychose 

 

L'idée selon laquelle les patients psychotiques sont en grande difficulté pour vivre de façon ordinaire s'explique par leur sentiment véridique d'être marginalisés de l'environnement qui les entoure. Plutôt que d'engager un travail de modification de votre fonctionnement, la psychothérapie proposée ici vise l'atténuation de votre angoisse. 


Points-clefs de la thérapie


   1)  Psychoéducation 

La psychoéducation est l'explication donnée par le psychologue sur la façon dont vous fonctionnez. Au cours de la thérapie, vous êtes informé sur les rouages et mécanismes de vos symptômes du point de vue cognitif et psychique.

 

   2)  Introspection

En mettant en lien les éléments marquants de votre vécu, vous repérez ceux qui participent au maintien de votre angoisse actuelle. Dans le même temps, nous cherchons ensemble, si vous le souhaitez, les sources potentielles de vos symptômes. 

 

   3)  Ajustement

À l'appui d'un dialogue thérapeutique et d'outils inspirés des méthodes comportementalistes, vous vous appropriez votre vécu en vous délestant de l'angoisse qui y est associée. Si c'est un processus parfois long à aboutir, il imprègne toutefois durablement votre façon de fonctionner et vous offre un confort interne solide. 



Prise de rendez-vous 

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